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F.A.Q.

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Vous avez une question ? J’ai peut-être une réponse.

Voici une compilation de toutes les questions qu’on me pose plus ou moins régulièrement, histoire que vous appreniez à mieux me connaître et qu’on puisse devenir potes.

  • Pourquoi « Jack Parker » ?

Parce que quand j’étais petite, j’étais un garçon manqué et que c’était toujours à moi de jouer les rôles des hommes quand on jouait avec mes copines. J’ai fait une fixette sur le prénom Jack (qui s’est ensuite développé en fixette sur Jack l’Éventreur, comme toute bonne gamine goth qui se respecte) et c’est resté. Quant à Parker, c’est à la fois pour Peter Parker, parce que Spider-Man était mon super-héros préféré, et pour Bonnie Parker (de Bonnie and Clyde) parce que je me prenais pour une gangster.

C’est donc devenu mon pseudo sur internet, et j’ai choisi de le garder comme nom de plume parce que 1) ça sonne bien et les gens le retiennent facilement et 2) ça me permettait, à l’époque où j’étais un peu moins visible, d’écrire sans que personne ne se fasse un avis préconçu sur le contenu de mes articles à cause de mon sexe ou de mon origine.

Et puis ça permet de ne pas associer mon nom de famille à des choses qui pourraient remonter aux oreilles des proches de ma famille et leur porter préjudice d’une manière ou d’une autre. Parce que je montre beaucoup de moi en ligne et que tout le monde dans mon clan ne partage pas ce côté exhib et que je n’ai pas envie de leur imposer mes choix de vie.

  • Quelles études as-tu fait pour en arriver là ?

J’ai fait un an et demi de LLCE Anglais. Autant vous dire que ça ne m’a pas servi à grand chose. Si je bosse en tant que rédactrice/auteure aujourd’hui, c’est parce que j’ai connu Fab (le boss de madmoiZelle) quand j’étais un petit embryon en jean troué et qu’un jour je lui ai dit « Eh, j’aimerais bien écrire » et qu’il m’a dit « Bah vas-y ! » et qu’au bout d’un an environ de « Hmmmmouinonpeutêtrejesaispasjesuispasprête », j’ai fini par lui envoyer un article, puis deux, puis trois, jusqu’à ce qu’il m’embauche.

Après ça, j’ai tracé ma petite route sur ma réputation et mes expériences et je n’ai jamais eu à dérouler mon parcours scolaire pour être embauchée, parce qu’il existe fort heureusement des gens qui se basent sur ce que tu sais faire et non pas sur ce qu’un papier dit que tu sais faire.

  • Pourquoi as-tu quitté madmoiZelle ?

C’était en novembre 2013 mais on me pose encore régulièrement la question donc soyez rassuré-e-s : je n’ai pas été virée, je ne suis pas partie parce que je les détestais et Fab n’a pas essayé de voler mon âme.

Je suis partie parce que j’y ai passé 5 ans, et que j’ai largement eu le temps d’en faire le tour trois fois. Je n’avais plus grand chose de nouveau à y apporter, j’avais envie de changement, de tester d’autres trucs et, surtout, je commençais à me faire vieille. Je sais que ça hérisse le poil de pas mal de monde quand on aborde cette question, mais madmoiZelle est un mag pour les jeunes par les jeunes, et je trouve ça cool. Une fois les 25 ans passés, je n’abordais plus les choses de la même façon, je n’avais plus les mêmes discours, les mêmes préoccupations, et je me sentais moins l’égale de mes lectrices et plus comme une grande soeur un peu trop maternante.

Je trouve qu’il y a un vrai changement entre l’avant et l’après 25 ans et que les choses prennent une dimension totalement différente – en tout cas ça a été le cas pour moi – et du coup je me sentais moins en phase avec l’esprit dans lequel j’avais fait mes griffes.

  • Pourquoi exposes-tu ta vie privée et comment tu le gères ?

Je vais être honnête (même si je crois l’avoir toujours à peu près été sur ce sujet) : tout est parti d’un désir profond de reconnaissance, et d’une envie d’être au centre de l’attention. J’aime ça, ça me fait du bien, et même si je me suis un peu détachée de l’aspect maladif de ce besoin et qu’aujourd’hui j’ai beaucoup plus de facilité à segmenter les différentes parties de ma vie, je suis contente de continuer à m’exposer encore un peu (ok, beaucoup).

Ensuite, ça s’est un peu transformé grâce à l’arrivée des blogs lifestyle, mode & co et des réseaux sociaux. À force de voir tout le monde s’efforcer de rendre sa vie parfaite aux yeux des gens, je me suis mise en quête de gens publiquement imparfaits, parce que je m’y retrouvais plus, et j’ai essayé d’incarner ça moi-même dans mon boulot. Je voulais montrer tous les aspects de ma vie, même les plus moches et les plus pourris, parce que je ne voulais pas m’enfermer dans une pression horrible de « oh mon dieu il faut que je vive des choses géniales et que je porte des tenues parfaites parce que sinon quand je vais en parler publiquement on va me trouver nulle à chier à côté des autres ».

Et je ne suis pas qu’exhib, je suis avant tout profondément voyeuse. J’adore rentrer dans la vie des gens grâce aux fenêtres qu’ils ouvrent sur internet, j’adore lire leur quotidien, leurs émois, leurs emmerdes, leurs joies, voir leur visage, leur chambre, leurs vacances, c’est un truc qui m’a toujours fascinée. Du coup, je fais ce que j’ai envie de voir, comme on me l’a toujours appris.

  • Et comment tu gères les réactions négatives ?

Au début, ça me défonçait la gueule.

Quand je lisais un commentaire négatif sur un de mes articles sur madmoiZelle, je m’effondrais complètement, je fondais en larmes et je menaçais de tout arrêter pour toujours. Et puis au fur et à mesure, j’ai accepté cette réalité, je me suis endurcie, et j’ai appris à gérer sur le tas. Parce que je n’avais pas le choix : il était hors de question que je change de voie (ou de voix), donc il fallait bien que j’apprenne à faire avec les retombées.

Aujourd’hui, il y a encore des jours où ça me fait bouillonner de rage et où ça m’empêche un peu de dormir, mais ça me fait surtout rire. D’ailleurs, astuce : « LOL » est probablement la meilleure réponse jamais inventée pour répondre aux commentaires négatifs. Y a rien de plus énervant (bon y a aussi l’option d’ignorer complètement, mais ça y a des jours où c’est pas possible, et ces jours là, je « LOL » à gogo).

J’ai mis du temps à accepter l’idée que je ne pourrai jamais être aimée de tout le monde, parce que c’était mon but dans la vie, mais que c’est complètement crétin comme but, alors j’ai arrêté de chercher la reconnaissance partout,  à tout prix. Aujourd’hui je sais que j’énerve, que j’agace, que des gens ne peuvent pas me blairer, et je ne me permettrai pas de juger leurs raisons, tout comme je n’aimerais pas qu’on vienne me demander des comptes sur les gens que je ne peux pas blairer non plus. On est tous libres d’avoir nos bêtes noires – ce que je trouve dommage, c’est d’en faire une affaire publique.

  • Quel est ton film d’horreur préféré ?

Stop. Il faut cesser maintenant.

Plus sérieusement : si vous me posez une question sur mon X, Y ou Z préféré, vous avez 99% de chance que je réponde « Je sais paaaas… ». Parce que je n’ai jamais su faire des classements dans mes préférences, j’aime des trucs différents pour plein de raisons différentes et ça se rattache à des périodes particulières de ma vie ou des ambiances ou d’autres paramètres de ce genre et du coup, je DÉTESTE qu’on me demande quel est mon machinchose préféré, parce que j’ai jamais de réponse.

  • Est-ce que tu comptes reprendre Les Chroniques de l’Horreur ?

A priori, non.

C’est une opportunité qui m’est tombée dessus un peu par hasard à l’époque – les gérants de la chaîne It’s Big ! cherchaient des meufs pour animer des vidéos, ils en ont parlé à Fab au même moment où je lui ai dit que j’aimerais bien en faire, il nous a mis en relation, j’ai parlé de mon projet sur les films d’horreur et bim boum badaboum on s’est serré la pince et c’était parti.

Puis ils ont choisi de remanier un peu la ligne édito de leur chaîne et mon émission ne faisait plus partie de leurs objectifs, du coup on a arrêté. De mon côté, je ne l’ai pas mal vécu parce que c’était une expérience un peu folle étant donné que je suis une traumatisée de la caméra et de l’acting et que je n’avais pas envie de trop tourner en rond dans mes sujets. C’était une petite saison sympa, je suis très contente de l’avoir fait, mais je n’ai ni les moyens ni les connaissances pour en refaire toute seule de mon côté donc je n’ai pas cherché à continuer.

Maintenant, si demain quelqu’un d’autre m’approche pour me proposer de bosser sur un autre format vidéo, je n’exclue pas la possibilité de dire oui, mais ce n’est pas dans mes projets perso pour le moment.