Montée de sève

large

© Polly Nor

J’ai récemment appris que, comme les arbres, certaines personnes ne survivaient pas toujours à la montée de sève qui accompagne le printemps. La renaissance, le renouveau, le changement de climat et d’ambiance, tout est trop brutal et ajoute une pression supplémentaire qui pousse à culpabiliser dix fois plus si on est pas heureux. C’est pour ça que le taux de suicide est plus élevé au printemps qu’à l’approche des fêtes, comme on pourrait le croire, par déduction logique.

Chaque année, je ressens cette montée de sève, et chaque année, elle se fait avec douceur et chaleur, je la sens se propager petit à petit dans mes veines, au rythme des températures. Ça fluctue, ça accélère d’un coup, puis ça ralentit, le temps que je m’y habitue, jusqu’à ce que ça finisse par se stabiliser et que mon humeur en fasse de même. Cette année, c’est différent.

Lire la suite »

Publicités